Depuis longtemps, les Européens ont découvert l’Espagne comme un pays idéal pour vivre sa retraite. Climat, prix, infrastructures – sur de nombreux points, l’Espagne s’avère plus pratique et plus avantageuse que d’autres pays européens. Sur la Costa Blanca, la Costa Cálida et la Costa del Sol, de nombreuses urbanisations ont été construites non pas pour les acheteurs locaux, mais justement pour les retraités européens – Britanniques, Allemands, Scandinaves.

Mais ces dernières années, les atouts de l’Espagne ont aussi été appréciés par les retraités d’autres régions du monde : de plus en plus de personnes âgées s’y installent définitivement en provenance des États-Unis, de Chine, des anciennes républiques soviétiques, etc. Dans cet article, nous expliquons quels visas et titres de séjour sont nécessaires aux retraités étrangers pour déménager en Espagne, s’ils peuvent non seulement y vivre mais aussi y travailler, et comment ils peuvent accéder au système de santé.

Comment s’installer en Espagne à la retraite : visas et titres de séjour

Comment un retraité peut-il s’installer en Espagne ? La réponse dépend de son statut : est-il citoyen d’un pays de l’UE (y compris Norvège, Islande, Liechtenstein et Suisse) ou possède-t-il le passeport d’un autre pays ? La libre circulation et le droit de séjour des citoyens européens et des membres de leur famille au sein de l’Union sont régis par une législation particulière ; les règles et restrictions y sont minimales et les procédures administratives très allégées.

Les citoyens de l’UE n’ont pas besoin de visa pour entrer en Espagne : ils peuvent entrer et séjourner librement en Espagne jusqu’à trois mois sur simple présentation d’un passeport ou d’une carte d’identité en cours de validité de leur pays.

Espagne pour les retraités : un couple de retraités pratique la marche nordique

Les citoyens de l’UE qui souhaitent passer plus de temps en Espagne doivent obtenir un certificat spécial – le Certificado de Registro de Ciudadano de la Unión Europea. Ce certificat atteste l’inscription du citoyen de l’UE au Registre central des étrangers sur le territoire espagnol. La demande se présente au commissariat de police du lieu de résidence dans les 90 jours suivant l’entrée dans le pays et doit être accompagnée des documents suivants :

  • Le formulaire de demande dûment rempli.
  • Le justificatif de paiement de la taxe 790-012 (paragraphe Certificado de registro de residente comunitario).
  • Un certificat d’inscription au registre du domicile (padrón).
  • Un passeport en cours de validité.
  • Une police d’assurance maladie, publique ou privée, couvrant l’ensemble du territoire espagnol, sans franchises ni copaiements.
  • Un relevé bancaire confirmant la disponibilité de moyens financiers suffisants (le calcul se fait sur la base de l’IPREM).

En règle générale, le certificat est délivré sur place en présence du demandeur ; plus rarement, il l’est dans les 24 heures suivant le dépôt du dossier. Attention : les commissariats ne reçoivent que sur rendez-vous préalable. Un numéro NIE sera attribué au demandeur – il s’agit à la fois de son numéro d’identification d’étranger et de son numéro fiscal. Le premier certificat a une durée de validité de 5 ans, puis un certificat permanent est délivré pour 10 ans.

Les retraités non européens sont confrontés à davantage de difficultés et de formalités. Pour s’installer en Espagne à la retraite avec un permis de séjour, ils doivent obtenir un titre de séjour complet. Le type de résidence le plus populaire est le titre de séjour en Espagne sans droit au travail (résidence pour indépendance financière).

Dans le premier cas (résidence non lucrative classique), il faut prouver une source de revenus réguliers et légaux, disposer de moyens financiers suffisants pour vivre pendant toute la durée du premier titre de séjour (1 an) pour un montant quatre fois supérieur à l’IPREM, et justifier d’un logement (qui n’a pas besoin d’être en pleine propriété – un bail de longue durée est accepté). Dans le second cas (résidence pour indépendance financière avec bien en propriété), les exigences sont les mêmes, mais il faut confirmer être propriétaire du logement.

En outre, il convient de préparer un ensemble complet de documents : extrait du casier judiciaire, certificat médical attestant l’absence de maladies dangereuses, documents financiers confirmant la source de revenus, déclarations fiscales, relevés bancaires, documents de propriété en cas de revenus passifs, et obligatoirement une police d’assurance médicale avec couverture intégrale. Tous les documents sont déposés auprès du consulat d’Espagne compétent dans le pays de résidence.

En cas de décision favorable, un visa de long séjour D est délivré. À l’arrivée en Espagne, il est nécessaire de prendre rendez-vous au commissariat pour la prise d’empreintes et l’obtention de la carte de résident plastifiée TIE. Par la suite, le titre de séjour devra être renouvelé dans les délais, en confirmant à chaque fois la solvabilité économique, l’adresse de résidence et la validité de l’assurance maladie.

Les impôts en Espagne

En Espagne, l’âge de départ à la retraite est relativement élevé et en cours de relèvement pour atteindre 67 ans d’ici 2027. Les retraités étrangers qui ont acquis leur pension dans leur pays d’origine peuvent la dépenser librement en Espagne. La question de l’imposition se règle au cas par cas, car elle dépend du statut du retraité (résident fiscal / non-résident), de l’existence d’une convention de non-double imposition signée entre l’Espagne et le pays concerné, ainsi que, dans certains cas, d’accords bilatéraux de sécurité sociale.

La nature de la pension a aussi son importance – il peut s’agir de retraites complémentaires privées ou d’une pension publique. En cas de double imposition, c’est généralement l’Espagne, comme pays de résidence habituelle du retraité, qui applique les mécanismes de crédit d’impôt. Dans certains cas, la convention peut prévoir une exonération de la pension dans le pays de résidence (l’Espagne), mais avec application de la progression – c’est-à-dire que le revenu exonéré est ajouté aux autres revenus pour déterminer le taux applicable au reste du revenu imposable.

Il faut également garder à l’esprit que les résidents fiscaux espagnols sont tenus de déclarer l’ensemble de leurs revenus mondiaux. Il existe des seuils spécifiques de revenus au-delà desquels la déclaration n’est plus facultative mais obligatoire. Pour approfondir la question, vous pouvez consulter l’article « Tout savoir sur les impôts en Espagne en 2025 ».

Espagne pour les retraités : femme heureuse avec ses petits-enfants

En même temps, les retraités étrangers qui s’installent en Espagne peuvent y travailler. Les Européens n’ont pas à accomplir de démarches particulières pour cela : il leur suffit d’obtenir le certificat mentionné plus haut, de signer un contrat de travail et de s’enregistrer auprès de la sécurité sociale (toutes les formalités sont réalisées par l’employeur). Les impôts sur l’activité professionnelle sont payés sur le lieu de travail, donc en Espagne. Il en va de même si le retraité travaille à son compte en tant qu’autónomo (indépendant).

Pour un retraité non européen, le simple souhait de travailler ne suffit pas : il lui faudra obtenir une autorisation de travail. Le moyen le plus simple est d’indiquer son intention d’exercer en tant qu’indépendant, en préparant un business plan réaliste et en le faisant valider.

L’IRPF (impôt sur le revenu) en Espagne est progressif, et les tranches peuvent varier selon les régions. À titre d’exemple, l’impôt sur le revenu en Catalogne est compris entre 20 et 50 %, dans la Communauté valencienne entre 18,50 et 54 %, à Madrid entre 18 et 45 %, et en Andalousie entre 19 et 47 %. Le minimum non imposable est de 5 500 €, relevé de 1 150 € pour les retraités de plus de 65 ans et d’encore 1 400 € pour ceux de plus de 75 ans (les montants exacts peuvent légèrement varier selon les communautés autonomes).

La médecine en Espagne pour les retraités

Les retraités étrangers qui travaillent en Espagne et cotisent à la sécurité sociale ont accès au système public de santé. Les retraités européens inactifs peuvent également être pris en charge dans les centres de santé publics et les hôpitaux si leur assurance maladie (allemande, suédoise, etc.) prévoit une extension de couverture dans l’UE. Autrement dit, les citoyens étrangers qui perçoivent une pension publique ne sont pas obligés de signer un accord spécifique s’ils prouvent, grâce à une attestation de leur pays, qu’ils ont droit à des soins pris en charge par l’État qui leur verse leur pension.

Si, pour une raison quelconque, un retraité européen n’a pas accès à la santé publique ni dans le cadre de sa législation nationale, ni dans celui des règlements européens ou d’accords bilatéraux, il peut accéder au système de santé publique espagnol sur une base payante. Pour cela, il doit être inscrit au registre du domicile (padrón), justifier d’une année de résidence ininterrompue en Espagne, signer un accord spécial (convenio especial) et commencer à verser lui-même des cotisations : 60 € par mois pour les moins de 65 ans, 157 € par mois pour les personnes de 65 ans et plus.

La plupart des retraités non européens sont tenus d’avoir une assurance maladie privée à couverture complète, d’autant plus qu’elle est obligatoire lors de la première demande et des renouvellements du titre de séjour. Cette obligation disparaît uniquement si le retraité commence à travailler à son compte en tant qu’indépendant et paie les cotisations correspondantes, s’il s’installe en Espagne non pas via l’indépendance financière mais par regroupement familial avec un enfant et est rattaché à sa couverture publique, s’il arrive en Espagne dans le cadre de la protection temporaire des citoyens ukrainiens, ou encore s’il obtient le droit à une pension espagnole (par exemple une pension d’invalidité en cas de perte de capacité de travail supérieure à 65 %, avec au moins 5 ans de résidence en Espagne et des revenus inférieurs à certains plafonds).

Revenons maintenant au cas le plus courant – l’assurance privée. Elle doit être souscrite auprès d’une compagnie reconnue sur l’ensemble du territoire espagnol et offrir une couverture complète, sans limites ni franchises. Très peu de compagnies en Espagne acceptent de nouveaux assurés de 65 ans et plus, et les tarifs peuvent être très variables – de 100 à 300 € par mois.

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Transférer sa pension en Espagne

Il n’y a pas si longtemps, le Fonds de pension de la Fédération de Russie, sur demande personnelle du retraité, effectuait le transfert de la pension (convertie en euros) vers des banques espagnoles. À l’heure actuelle, cette option est suspendue en raison de l’interdiction des virements bancaires internationaux. Les retraités ukrainiens peuvent percevoir leur pension à l’étranger via Ukrposhta, grâce à des mandats postaux internationaux. Ils peuvent également être amenés à procéder à une identification via le portail en ligne du Fonds de pension d’Ukraine, par visioconférence, par l’intermédiaire d’une représentation diplomatique, ou en personne dans un centre du Fonds de pension ou une agence bancaire. En 2026, cette identification doit être effectuée avant le 31 décembre, sous peine de suspension du paiement de la pension à partir du 1er janvier 2027.

Pensionnaires à la plage en Espagne

Les citoyens des États-Unis peuvent percevoir leur pension à l’étranger, mais doivent pour cela communiquer chaque année des informations actualisées sur leur lieu de résidence. Pour percevoir une pension américaine à l’étranger, il faut informer la Social Security Administration (SSA) du déménagement et communiquer un numéro de compte bancaire adapté aux transferts internationaux. Les autorités américaines n’imposent aucune restriction quant au versement des pensions vers les pays de l’UE, notamment vers l’Espagne.

En ce qui concerne le Canada, les citoyens qui, après leurs 18 ans, ont vécu au moins 20 ans au Canada peuvent percevoir leur pension à l’étranger. Les retraités britanniques peuvent utiliser le QROPS, un dispositif spécial permettant aux expatriés de transférer leur pension à l’étranger, d’investir leurs droits dans un portefeuille personnalisé et de percevoir les revenus correspondants.

Le cas d’Israël est un peu plus complexe. L’Espagne et Israël n’ont pas conclu de convention bilatérale de sécurité sociale. Pour conserver le droit à la pension de vieillesse après un déménagement, il faut remplir un ensemble de conditions liées à l’âge, à la nationalité et à la durée d’assurance. Quoi qu’il en soit, les retraités israéliens vivant à l’étranger doivent une fois par an fournir un certificat de vie au service des allocations de vieillesse de l’Institut national d’assurance. Tout départ d’Israël pour une durée supérieure à 3 mois doit également être signalé par écrit.

Au sein de l’UE, le calcul des pensions est régi par des règlements européens. Lorsqu’une personne a travaillé dans plusieurs pays européens, ses périodes d’assurance sont en général totalisées, et au moment de la retraite chaque pays verse sa part de pension au prorata de la durée de cotisation sur son territoire. Il n’est pas nécessaire de s’adresser séparément aux services de pension de chaque État : une demande peut être déposée auprès de l’organisme de pension du pays de résidence.

Si la pension a été entièrement acquise dans un autre pays de l’UE, pour la faire verser en Espagne il faudra informer son organisme de pension du changement de résidence et communiquer les nouvelles coordonnées bancaires.

Enfin, pour les pays d’Amérique latine, il convient de se référer à la législation interne et aux conventions éventuellement conclues avec l’Espagne. Par exemple, les retraités colombiens doivent déposer une demande auprès de Colpensiones pour percevoir leur pension à l’étranger : la pension est alors transférée en deux étapes – d’abord sur un compte dans une banque colombienne habilitée, puis vers la banque espagnole choisie, mensuellement ou trimestriellement, avec double conversion (du peso colombien en dollars américains, puis en euros).

Pour l’Argentine, une convention bilatérale de sécurité sociale prévoit la totalisation des périodes d’assurance espagnoles et argentines. Si la pension a été intégralement acquise en Argentine, pour la percevoir en Espagne il faut mandater la Banco de la Nación Argentina pour effectuer un virement international. Par ailleurs, deux fois par an (janvier/février et juillet/août), il faut présenter un certificat de vie à la Banco de la Nación Argentina et à l’ANSES (Administration nationale de la sécurité sociale).

Les meilleures villes d’Espagne pour les retraités

L’Espagne est un pays pour ceux qui apprécient un rythme de vie calme et régulier, un climat doux, un système de santé accessible, la sécurité et un environnement sain. C’est aussi un pays où il fait bon vivre lorsqu’on aime les petits plaisirs du quotidien : marchés hebdomadaires avec fruits et légumes de saison, cafés cosy en front de mer, promenades sur les promenades maritimes, atmosphère pets-friendly et tant d’autres éléments discrets mais essentiels au confort de vie.

Nous nous arrêterons sur trois villes particulièrement adaptées aux retraités : la plus petite – Torrevieja, une ville moyenne – Alicante, et une grande ville – Valence. Toutes trois se situent dans la Communauté valencienne et partagent l’atmosphère particulière du littoral méditerranéen espagnol.

Torrevieja est une ville où tout l’essentiel est accessible à pied : plages, promenade, supermarchés et centres commerciaux, centres de santé et hôpitaux. On peut y vivre sans voiture à condition de choisir un logement en ville plutôt qu’en périphérie. Il y a peu, Torrevieja était encore perçue comme une « ville de retraités », très animée l’été et quasi endormie en hiver. Aujourd’hui, la situation a changé : la population permanente a augmenté, de nombreuses jeunes familles s’y sont installées, les infrastructures se sont développées, de nouveaux commerces, centres de services, bars et restaurants ont ouvert.

Les prix de l’immobilier y augmentent, comme partout en Espagne, mais restent encore abordables : en cherchant bien, on peut trouver des opportunités intéressantes sur le marché secondaire. Un nouveau boom de la construction a également commencé et il est possible d’acheter un logement neuf auprès du promoteur à différents stades d’avancement. Pour explorer les options, vous pouvez consulter le catalogue des biens à vendre en Espagne.

Promenade en bord de mer en Espagne

Alicante est la capitale de la province du même nom, un important nœud de transport et une ville tout simplement agréable à vivre. Alicante est un compromis entre grande ville et station balnéaire : une option idéale pour ceux qui veulent profiter des services urbains sans renoncer à un rythme de vie paisible.

D’un côté, Alicante est une véritable ville développée – la 10e plus grande d’Espagne – avec d’excellentes infrastructures et un réseau de transports bien organisé. On y trouve un aéroport international, une gare ferroviaire, un port et un réseau de bus urbains efficace. De l’autre, Alicante est une ville balnéaire étendue le long de la côte, permettant de profiter presque toute l’année des plaisirs de la plage.

Les prix de l’immobilier varient d’un quartier à l’autre. Au nord, Alicante est limitrophe de la municipalité de Sant Joan d’Alacant, qui a toutes les chances de devenir la banlieue la plus recherchée et la plus prestigieuse.

Valence est la capitale de la Communauté valencienne, la troisième plus grande ville d’Espagne et l’une des leaders des classements internationaux récents comme destination idéale pour les expatriés. Valence combine de manière optimale infrastructures, prix et qualité de vie. C’est une grande ville côtière avec son propre aéroport international, reliée par lignes de trains à grande vitesse à Madrid et Barcelone.

Valence offre une riche vie culturelle, un excellent climat, de vastes parcs verts, un centre historique magnifique, un haut niveau de services et de fonctionnement des services municipaux, ainsi qu’un large choix de cliniques et centres médicaux. Contrairement à Barcelone et Madrid, Valence ne souffre pas d’un trafic étouffant ni d’un flot continu de touristes. Et en termes de prix de l’immobilier, elle reste plus abordable que les deux grandes capitales. Pour en savoir plus, voyez par exemple l’article « Quartiers de Valence : un aperçu. Les meilleurs quartiers pour vivre ».

Coût de la vie en Espagne à la retraite

Le coût de la vie en Espagne à la retraite dépend fortement du statut du logement : propriété payée comptant, bien avec crédit hypothécaire ou logement loué. Le montant de la mensualité de crédit est lié au capital financé et se situe en moyenne entre 300 et 500 € par mois. Aujourd’hui, la location revient en général plus cher : selon la ville, un logement peut coûter entre 600 et 1 200 € par mois.

Le coût du panier de consommation de base pour une personne – comprenant les principaux produits alimentaires essentiels – est d’environ 300 € par mois. Pour deux personnes, il faut donc prévoir un budget d’environ 600 €. Tout repas au restaurant, petit-déjeuner au café ou encas au bar augmente ces dépenses. Les charges (électricité, eau, Internet, téléphonie mobile) représentent 150–200 € par mois pour deux personnes. Le printemps et l’automne sont des périodes plus économiques, tandis qu’en été et en hiver la climatisation et le chauffage se reflètent sur les factures.

Il faut ajouter à cela l’assurance maladie, un abonnement à la salle de sport ou à des cours de danse, le paiement de cours de langue (quasi indispensables pour l’intégration), ainsi que les dépenses liées aux animaux de compagnie. Et si vous possédez un logement et une voiture – les impôts annuels et les assurances correspondantes.

Ainsi, selon les estimations les plus prudentes, lorsque le logement est entièrement payé, le budget d’un couple commence à environ 1 100–1 200 € par mois. Un crédit hypothécaire ou un loyer augmentera sensiblement ce montant, tout comme des sorties fréquentes au restaurant et les voyages. Néanmoins, parmi les pays européens, l’Espagne reste l’un des plus accessibles en termes de prix et des plus attractifs en général.

Le climat méditerranéen du littoral permet de réduire les dépenses en vêtements d’hiver, l’abondance de fruits et légumes locaux de saison aide à maintenir une alimentation saine sans trop peser sur le budget, et la médecine privée reste relativement accessible pour une large partie de la population. Pour des comparaisons plus détaillées, vous pouvez consulter l’article « Coût de la vie en Espagne ».

FAQ : questions fréquentes des retraités sur la vie en Espagne

Quels types de titres de séjour sont accessibles aux retraités pour s’installer en Espagne ?
Les retraités de pays hors UE choisissent le plus souvent un titre de séjour pour indépendance financière (résidence non lucrative). Quel que soit le format, il faut confirmer un revenu légal, la disponibilité de moyens financiers suffisants (en se basant sur l’IPREM), un logement (en propriété ou en location longue durée) et une assurance médicale avec couverture complète. Le dossier est déposé au consulat d’Espagne dans le pays de résidence, après quoi, en cas d’approbation, un visa D est délivré et, à l’arrivée, la carte de résident TIE est obtenue.
En quoi le déménagement d’un retraité de l’UE diffère-t-il de celui d’un retraité hors UE ?
Les citoyens de l’UE n’ont pas besoin de visa pour entrer en Espagne, et pour s’y installer il leur suffit d’obtenir un Certificat de citoyen de l’UE (Certificado de Registro de Ciudadano de la Unión Europea) et un numéro NIE. Les retraités de pays hors UE doivent, eux, passer par une procédure complète de titre de séjour, avec un dossier plus volumineux et des renouvellements périodiques (avec preuve de revenus, de logement et d’assurance).
Un retraité étranger peut-il travailler en Espagne ?
Oui, c’est possible. Les citoyens de l’UE peuvent travailler comme salariés ou comme indépendants (autónomos), en effectuant uniquement les démarches standard d’enregistrement et d’affiliation à la sécurité sociale. Les retraités hors UE ont besoin d’un permis de travail ou d’un type de titre de séjour qui autorise l’activité professionnelle (par exemple résidence pour activité indépendante avec business plan et preuve de viabilité économique).
Faut-il payer des impôts en Espagne sur sa pension ?
La fiscalité des pensions est à analyser au cas par cas. Elle dépend du statut fiscal (résident ou non-résident), de la nature de la pension (publique ou privée) et de l’existence d’une convention de non-double imposition entre l’Espagne et le pays où la pension a été acquise. En cas de double imposition, l’Espagne applique généralement des mécanismes de crédit ou d’exonération, mais en tenant compte de la progressivité de l’impôt. Les résidents fiscaux espagnols doivent déclarer l’ensemble de leurs revenus mondiaux au-delà de certains seuils.
Quel impôt sur le revenu s’applique aux retraités qui travaillent en Espagne ?
Les revenus professionnels sont soumis à l’IRPF, un impôt progressif dont les taux varient selon les communautés autonomes. En pratique, les tranches vont, selon la région, d’environ 18–20 % pour les revenus les plus faibles à 45–54 % pour les plus élevés. Il existe un minimum non imposable, augmenté pour les plus de 65 et 75 ans, mais les montants précis diffèrent selon les régions.
Un retraité doit-il obligatoirement avoir une assurance maladie privée en Espagne ?
Pour les retraités non européens, une assurance privée avec couverture complète est pratiquement toujours obligatoire : elle est exigée pour la première délivrance du titre de séjour et pour ses renouvellements. Cette obligation peut disparaître si le retraité commence à cotiser à la sécurité sociale espagnole (activité salariée ou indépendante), s’il arrive via le regroupement familial et est rattaché à la couverture de son proche, ou s’il obtient une pension publique espagnole lui donnant droit aux soins publics.
Les retraités de l’UE peuvent-ils utiliser la médecine publique en Espagne ?
Oui, si leur assurance nationale couvre les soins dans l’UE et à l’étranger, ils peuvent être pris en charge dans le système public espagnol (via des formulaires et attestations spécifiques). À défaut, ils peuvent signer un accord spécial avec la santé publique espagnole, sous certaines conditions : inscription au registre du domicile, un an de résidence continue, paiement d’une cotisation mensuelle, dont le montant dépend de l’âge.
Peut-on continuer à percevoir sa pension de son pays en vivant en Espagne ?
Dans de nombreux pays, il est possible de percevoir sa pension à l’étranger, mais les conditions varient. Certains pratiquent les virements bancaires internationaux directs vers des comptes de l’UE, d’autres passent par des banques nationales, des services postaux ou des régimes spécifiques (comme le QROPS britannique). Souvent, des obligations de certificat de vie annuel ou d’information sur le changement de résidence s’appliquent. Au sein de l’UE, les périodes d’assurance sont en général totalisées, et chaque pays verse sa part selon les règles communes.
Quelles villes d’Espagne sont particulièrement adaptées à une vie de retraité ?
L’article détaille trois villes de la Communauté valencienne : Torrevieja, Alicante et Valence. Torrevieja séduit par sa compacité et la proximité de tous les services, Alicante combine les atouts d’une grande ville et d’une station balnéaire, et Valence est considérée comme l’une des meilleures villes pour expatriés, avec un excellent équilibre entre prix, qualité de vie, transports et offre médicale.
Quel est le budget minimal pour vivre en Espagne à la retraite ?
Selon des estimations conservatrices, avec un logement déjà payé, le budget d’un couple commence à environ 1 100–1 200 € par mois. Cette somme couvre le panier alimentaire de base, les charges, la téléphonie/Internet et des dépenses essentielles. Avec un crédit ou un loyer, des sorties fréquentes au restaurant, des voyages ou des loisirs coûteux, le budget augmente considérablement.
Est-il indispensable de bien parler espagnol pour s’installer en Espagne ?
Sur le plan strictement juridique, la connaissance de la langue n’est pas toujours exigée pour obtenir un titre de séjour en tant que retraité. En pratique, toutefois, vivre sans espagnol est difficile : il faut communiquer avec les médecins, résoudre les questions du quotidien, interagir avec l’administration et les voisins. Il est donc judicieux de prévoir un budget pour des cours d’espagnol et d’envisager une progression linguistique progressive après l’installation.

Les informations de cet article sont fournies à titre informatif et ne constituent pas un conseil juridique, fiscal, médical ou d’immigration. Pour un accompagnement personnalisé, contactez les spécialistes d’Alegria ou un conseiller agréé.

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