10 mesures proposées
- Élaborer une nouvelle Loi organique sur le logement, car les propriétaires craignent de louer et les investisseurs – d’acheter.
- Adopter l’article 544 bis du Code de procédure pénale afin que l’expulsion des « okupas » soit autorisée par le juge de permanence et exécutée immédiatement.
- Qualifier l’occupation illégale de logement de délit (escroquerie) et poursuivre sur le fondement de l’article 250.1 du Code pénal, y compris les personnes établissant de faux contrats de location.
- Considérer comme une escroquerie le maintien dans le logement après la fin d’une location de vacances, et l’inscrire dans le même article 250.1.
- La vulnérabilité ne peut pas constituer un motif de suspension de l’expulsion des « okupas », lesquels doivent en outre payer l’électricité, l’eau, la taxe foncière, l’hypothèque et autres charges.
- Modifier l’article 9 de la Loi sur le logement, qui ne prévoit pas de conséquences juridiques en cas de non-respect.
- Mettre en place un registre des débiteurs locatifs, dont l’élaboration aurait dû débuter dès 2013.
- Qualifier la présentation de faux contrats de location de fraude procédurale.
- Définir la notion de « flagrant délit » pour que la police puisse agir sans crainte de perdre son emploi et procéder à l’expulsion dans les 24 heures.
- Accorder aux communautés de propriétaires le droit d’engager des poursuites pénales contre les « okupas ».
Position du juge Magro
Selon le juge Magro, le besoin de se loger ne peut pas être un motif ni une justification à l’occupation illégale du bien d’autrui : « La responsabilité du logement social incombe à l’administration publique ».
En outre, Magro affirme que le problème des occupations illégales conduit également les propriétaires à commettre des infractions : « La lenteur de la justice et les retards dans la restitution des logements obligent les propriétaires à payer les “okupas” pour qu’ils quittent leurs biens. C’est aussi un délit. Ainsi se créent des groupes criminels, car il existe des incitations juridiques à l’occupation illégale. »


